mercredi 18 avril 2012

The Black Keys : El camino

"Avec El Camino, album de tubes, de stupre et de fièvre, les Américains Black Keys signent un grand disque de rock moderne, dansant et euphorique. " [Les Inrocks]

C'est bien simple : Les Inrocks ont élu ce disque meilleur album de l'année 2011. Alors forcément, on se dit que cette galette doit valoir le détour, qu'on est prêt à faire un bout de camino (chemin, en espagnol) avec ce groupe de rock, et à monter dans la vieille bagnole qui décore la pochette.

Car dès le premier titre de l'album, The Black Keys savent nous prendre par la main pour ne plus la lâcher : Lonely boy est un énorme tube, avec des guitares au son râpeux qui accrochent bien et qui swinguent. Voilà, le moteur a bien démarré, l'auditeur est déjà au taquet, mais pas question de lâcher du lest : le groupe redonne un coup d'accélérateur, et nous voilà déjà happé par le titre suivant, Dead and gone. Bon, en tout cas, on commence à comprendre que le groupe aime scander des "woh-oh-oh" dans ses refrains, et on se demande quand même si tous les titres seront du même acabit. La chanson suivante nous détrompe tout de suite : Gold on the ceiling est plus bluesy mais toujours aussi tubesque, avec des bons riffs de guitare et un rythme très dansant. C'est alors qu'arrive le titre Little black submarines. Et là, j'ai eu une vision (enfin, une vision auditive, mais bon, vous avez compris) : j'ai eu l'impression d'écouter la petite soeur de Stairway to heaven de Led Zepplin ! Mêmes accords, même début lent, et même démarrage brutal vers un rock plus dur à la fin. Troublant. Ensuite, les tubes s'enchaînent avec une même efficacité : Sister, par exemple, plus sensuel et sexy que le reste de l'album, avec des riffs qui me plaisent beaucoup, ou Hell of a season, dans la veine des deux premiers titres, en plus lent. J'ai eu tendance à me lasser un peu des micros saturés qui captent la voix du chanteur, et la chanson Stop, stop, plus légère, moins puissante peut-être, est placée au bon moment pour faire une pause dans l'album - qui envoie quand même du gros son. Le groupe surfe avec talent sur la vague rétro du rock, avec parfois des sons de guitare à la Chris Isaak, mais surtout des rythmes quasi rockabilly, noircis néanmoins par un rock plus dur et des lignes de basse râpeuses. Un disque au son propre et travaillé, mais qui reste quand même un peu rebelle. A fourrer dans son sac pour les trajets en voiture des vacances...

El Camino, par The Black Keys.

4 commentaires:

  1. Les Blacks Keys me rappellent bcp la montée des White Stripes... (et certaines chansons aussi me rappellent les WS d'ailleurs...)
    Ce n'est pas une mauvaise chose, mais je pense qu'ils faut faire attention au prochain album qui pourrait être beaucoup moins bon que celui ci.
    Bien que je ne soit pas vraiment en accord avec tous les rapprochements (Chris Isaak...), je reste comme toi très impressionné par ce son "Clair mais sale" qu'ils peuvent délivrer depuis longtemps maintenant.
    C'est de toute façon un des meilleurs albums 2011 pour ma part.


    J'aime tjrs parcourir ton blog, ya vraiment de tout poupinette !

    Cheers !

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    1. Oui, les deux groupes ont souvent été comparés, effectivement. Je pense aussi qu'ils vont être attendus au tournant pour l'album suivant, car il pourra être moins surprenant...à voir. Pour Chris Isaak, ce sont juste certains rythmes et certains sons de guitare qui m'y ont fait penser. ;-) Mais je suis d'accord, les deux styles n'ont rien à voir, sinon !
      Merci de ta visite, Mitch ! Reviens quand tu veux !
      Pipous poupis !

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  2. J'adore les Black Keys, mais surtout les 1ers albums en fait, pas encore écouté celui-ci.

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    1. Ah, moi du coup c'est le contraire, je n'ai écouté que celui-là ! :-) Mais tu me donnes envie de creuser et d'aller voir ce qu'ils ont fait avant...

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