jeudi 30 juin 2011

Le secret de Jeanne

"Jeanne grandit et c'est une élève sérieuse. Mais la petite fille encore en elle aimerait bien faire l'andouille."

Voici l'histoire de Jeanne, qui n'a pas toujours été une vieille dame. Avant, c'était une petite fille, qui a grandit. Au fil du temps, elle a vu passer toutes les étapes de la vie : grandir, tomber amoureuse, se marier, devenir maman,... Mais toujours, elle a gardé son âme d'enfant : la petite fille encore en elle, qui lui a tenu la main toute sa vie...


Cet album petit format (de la taille d'une photo) comporte des illustrations minimalistes en noir et blanc, ponctuées par une petite fille en rose fluo : c'est l'âme d'enfant de Jeanne qui l'accompagne partout, avec émotion ou via des pulsions régressives. Le livre cherche à montrer les différentes étapes de la vie et le lien qui nous unit toujours un peu à notre enfance passée, qu'on soit encore adolescent ou qu'on soit devenu grand-parent. C'est plutôt mignon, c'est assez efficace, mais j'ai trouvé que l'expression "la petite fille encore en elle", répétée à chaque phrase, c'était un peu lourd, et que ça prenait trop de place par rapport au message à transmettre. Cela reste un bel album à partager en famille, afin de cultiver et conserver son âme d'enfant pour longtemps !


@ lire : l'avis de Clarabel, de Fantasia et de Gaëlle.


Par Arnaud Alméras & Robin, chez Albin Michel Jeunesse, 9,90 €.

dimanche 26 juin 2011

Les chroniques de Légion - Livre 1

"Vlad Dracula Tepes est mort le 14 décembre 1476. Voici ce qui lui est arrivé après..."

Vlad Dracula Tepes vient de mourir. Mais l'histoire ne fait que commencer. Car son âme va voyager de corps en corps et d'époque en époque grâce à son pouvoir de réincarnation... Vlad Dracula Tepes serait-il impossible à arrêter ? Non, car son propre frère Radu semble doté de pouvoirs similaires...


Cette bande dessinée pour adultes réunit un scénariste et quatre dessinateurs : ces derniers se sont en effet partagé la tâche de donner une ambiance particulière à chacune des époques "visitées" par l'incarnation de Vlad Dracula Tepes. Une bonne idée, qui permet de comprendre la chronologie pensée par l'auteur. Je reste un peu sur ma faim après la dernière page lue, car finalement, il ne s'est pas passé grand chose dans ce volume. Les personnages défilent trop vite, on n'a pas le temps de plonger dans leur personnalité... J'aurais aimé passé plus de temps avec chacun d'entre eux. Mais peut-être est-ce l'objet des prochains tomes ? Il faudra s'armer de patience pour le savoir ! Malgré la beauté des dessins, ce premier volume me laisse donc une impression de vide. Il ne va pas assez loin pour me donner réellement envie d'aller lire la suite. Heureusement, je suis une grande curieuse, donc si j'en ai l'occasion, je la lirai quand même, mais voilà, disons que je n'ai pas ressenti de petite flamme dévorante à la lecture de cette bande dessinée. Tant pis pour moi !


@ savoir : Les chroniques de légion sont en quelque sorte la suite de Je suis Légion, une autre BD de Fabien Nury.
Fabien Nury est aussi l'auteur de la série L'or et le sang, que j'ai préférée à celle-ci.


@ lire : une interview de Fabien Nury.


Un grand merci à Babelio et aux éditions Glénat qui m'ont envoyé ce livre dans le cadre de l'opération Masse critique !






Par Fabien Nury (scénario) & Mathieu Lauffray, Mario Alberti, Zhang Xiaoyu et Tirso (dessins), chez Glénat, 13,50 €.

jeudi 16 juin 2011

Bakuman - tome 1

"Les mangas sont désormais reconnus dans le monde. Ils constituent un pan de notre culture dont on peut être fiers. Laissons une trace de notre passage sur terre en faisant des mangas !"

Mashiro - alias Saikô - est un collégien qui a un don réel pour le dessin. Mais comme il sait qu'il a peut de chances de réussir dans la vie avec ce don, il se destine à devenir une fourmi dans la fourmilière, un brave employé de bureau sans histoires. Mais Takagi - alias Shûjin - lui propose un marché : devenir à eux deux les plus grands mangakas du monde ! Takagi, qui est aussi le premier de la classe, s'occuperait du scénario, et Mashiro, du dessin.  Mashiro est d'abord peu enthousiaste : son propre oncle était mangaka, et est mort de surmenage, sans jamais avoir atteint le niveau des plus grands. Mais bientôt, leur course vers l'excellence est motivée par un enjeu de taille : Mashiro se donne comme objectif de créer le meilleur manga jamais vu, afin de conquérir l'amour de la jolie Azuki...


Ce manga a tout pour faire parler de lui. Déjà, ses auteurs sont Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, les créateurs du manga au succès énorme intitulé Death Note. Ensuite, il est une mise en abyme du métier de mangaka, et explique comment deux collégiens vont tout mettre en oeuvre pour devenir des mangakas célèbre et reconnus...il y a sans doute beaucoup de vécu dans ces pages, et les anecdotes racontées par Mashiro sont probablement tirées d'expériences personnelles des deux auteurs... Enfin, les auteurs ont su trouver le ton pour parler à leurs (jeunes) lecteurs : un univers attirant et apprécié des jeunes (les mangas), une histoire d'amour, et le suspense et la tension propres à l'intrigue (nos deux héros vont-ils réussir ?). J'ai été captivée du début à la fin de ce premier tome, j'en ai même rêvé la nuit ! J'ai adoré découvrir les coulisses de la création d'un manga, avec ses termes techniques - par exemple, les "nemus" correspondent au découpage du futur manga en vignettes par le scénariste, qui doivent donner le rythme du manga et servent de base de travail au dessinateur. Du type de plumes à utiliser aux livres techniques pour s'initier aux bases du métier, en passant par les mangas de référence à lire, ce manga contient toutes les données propices à susciter chez les lecteurs l'envie de créer ! En tout cas, j'ai trouvé que les auteurs de Death Note ont su rebondir dans un registre finalement très différent du manga qui a fait leur succès, même si on retrouve leur "patte", notamment dans les dialogues qui font apparaître, comme dans Death Note, les rouages de la psychologie des personnages et la complexité de leurs déductions. D'ailleurs, les auteurs n'hésitent pas à se faire un petit clin d'oeil à eux-mêmes et à leurs fidèles lecteurs, lorsque Takagi brandit un cahier et dit à Mashiro : "Allons ! Ne prends pas cet air si grave ! Ce n'est pas un death note, hein ?"... Bref, je suis conquise, et je suis vraiment impatiente de lire la suite de cette série originale, qui permet de découvrir les coulisses de la création de nos mangas préférés et d'un métier difficile et souvent ingrat, celui de mangaka....


@ voir : le site officiel de la série.


Par Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, chez Kana.

mercredi 15 juin 2011

Adele : 21

"Sometimes it lasts in love
But sometimes it hurts instead."

Après un premier album remarqué, porté par le single "Chasing pavements", revoilà la belle anglaise dans un registre rythmé et péchu. Oui, il est quasiment impossible d'être passé à côté de la bondissante chanson "Rolling in the deep" abondamment diffusée sur les radios. 
J'ai d'ailleurs cru, à ma première écoute dans un hall de gare, qu'il s'agissait d'une nouvelle chanson de KT Tunstall, tant la mélodie m'accrochait et dégageait une énergie tigresque. J'ai par la suite appris qu'il s'agissait d'Adele, et j'avais donc hâte de découvrir son album. En fait, celui-ci contient des titres très différents, et je dois avouer que j'ai préféré les titres plus "rock'n roll", comme "Set fire to the rain", "Rumour has it" ou "I'll be waiting", que je verrais bien comme deuxième single de l'album, dans la suite logique de "Rolling in the deep". J'ai un peu moins accroché sur des titres que je juge plus mélo et plus formatés "comédie américaine sirupeuse" comme "Someone like you" ou "Don't you remember". Par contre, j'ai été très emballée par sa reprise surprenante de "Lovesong" de The Cure ! Une découverte agréable, donc, et je n'ai pas fini de m'époumoner joyeusement sur "Rolling in the deep" dans ma voiture à chaque fois que la chanson passe à la radio !


21, par Adele.

mardi 14 juin 2011

Öko - Un thé en hiver

"Ce soir, Öko a besoin d'un petit coin dans lequel se mettre en boule. Il prend tout ce qu'il y a de plus chaud et de plus doux dans sa maison."

C'est l'hiver. Il fait froid, et on vient d'enterrer Madeleine. Tous sont tristes, bien sûr, car Madeleine était un peu la grand-mère de tout le monde. Öko se souviendra d'elle longtemps. Il aimerait partager sa peine avec Nour, mais apparemment elle préfère la compagnie d'un autre. Et puis le lendemain, il neige. Et Öko va faire une rencontre étonnante...


Voilà un album comme je les aime ! Doux, réconfortant et émouvant, mais n'hésitant pas à parler des réalités de la vie, comme le deuil ou la peur des étrangers. Ce livre met en valeur les notions d'amitié, de partage et de solidarité. J'ai aimé comme l'auteur ne prend pas vraiment la peine de "présenter" ses personnages : c'est au lecteur de deviner qui est qui à travers la description des faits et gestes de chacun :
"C'est Nour qui aide Mieke à descendre. 
C'est Nestor qui a creusé le trou. 
C'est Mitsu qui renoue l'écharpe de Nestor. 
C'est Roman qui a joué un air de musique."
Les illustrations sont très douces, et le texte s'y marie à merveille. La joie d'Öko lorsqu'il découvre la neige m'a vraiment touchée, car tout ce que dit l'auteur, je le pense aussi :  
"Öko adore la neige
Parce que c'est toujours une surprise.
Parce qu'il y en a partout et beaucoup.
Parce qu'elle est à tout le monde.
Parce que certaines choses peuvent être parfaites.
Parce que marcher dans la neige est aussi bon que piétiner un château de sable à la plage."
Un album plein de poésie, donc, qui réchauffera les coeurs aussi bien qu'une bonne tasse de thé bien chaude quand il fait froid dehors...


@ lire : l'avis de Ricochet et de Thalie.


@ savoir : cet album a remporté le Prix Sorcières 2011 catégorie Premières lectures.


Par Mélanie Rutten, chez les éditions MeMo, 16 €.

lundi 13 juin 2011

Paul en appartement

"Lorsque nous avons emménagé, notre mobilier de chambre à coucher était composé d'un futon, de deux oreillers, d'une télé noir et blanc et de deux briques pour la surélever."

Paul emménage dans son nouvel appartement avec sa compagne Lucie. C'est l'occasion pour lui de revenir sur ses années de fac au cours desquelles tous deux se sont rencontrés. Mais il évoque également des scènes de vie du présent - de la découverte d'un rat dans la salle de bains à l'accueil des petites nièces de Lucie à l'appartement.


Voici à nouveau une histoire longue, sur le modèle de Paul a un travail d'été. Et comme d'habitude, l'auteur réussit à concocter un mélange équilibré entre humour et émotion. Puisqu'on parle d'humour, Michel Rabagliati semble avoir un réel problème avec les rats, puisque cet animal se prend déjà une bonne raclée dans Paul a un travail d'été, et c'est encore une fois sa fête dans cet épisode... En tout cas, ça m'a valu un bon éclat de rire ! On retrouve aussi d'admiration de l'auteur pour Hergé, déjà repérée dans Paul dans le métro. Et on peut dire sans hésiter que l'auteur a réussi à égaler le maître en créant une série culte au héros attachant. Je suis vraiment fan, et je suis décidée à lire tous les autres titres !


Par Michel Rabagliati, chez La Pastèque.

samedi 11 juin 2011

Les Oiseaux

"Car les petits détails ne sont pas fait pour être remarqués. 
Ils sont faits pour être découverts."

Dans la vie, certains jours sont parfois différents. Parce qu'un détail, un petit détail de rien du tout, a donné un sel si particulier à cette journée. Et ce détail est souvent si discret qu'on ne le remarque pas. C'est pourtant le plus grand trésor du monde. Un trésor si puissant qu'il peut changer le monde.


Ouah. Quel bel album ! Il porte un message universel et beau, celui que les rencontres, l'apprentissage, le partage et l'entraide - et sans doute aussi l'amitié à la fin du livre - sont les moteurs de la vie et donnent tout son piment à l'existence. Ici, un homme ouvre les portes de son camion et libère des oiseaux magnifiques qui s'envolent dans le ciel. Tous, sauf un, un tout petit, qui ne sait pas voler. L'homme prend le temps de rester avec lui, de lui montrer comment faire, le tout illustré avec simplicité, humour et émotion. Ce qui est particulièrement réussi, c'est le dialogue entre le texte et les dessins, qui se complètent sans redondance. La construction des pages est aussi très bien travaillée, donnant du rythme au livre et conservant une forme de suspense, tout en offrant des sortes d'"arrêts sur image" qui permettent de susciter l'émotion. On a parfois l'impression de lire un flip book au ralenti. Un gros coup de coeur !


@ savoir : ce livre a été récompensé par le Prix Sorcières 2011 catégorie albums.


@ lire : l'avis de Soupe de l'espace.


Par Germano Zullo et Albertine, chez La Joie de lire, 14 €.

vendredi 10 juin 2011

Hunger games (tome 2) : L'embrasement

"Si ça ne tenait qu'à moi, j'essaierais d'oublier complètement les Jeux. Je n'en parlerais plus jamais. Comme si tout cela n'avait été qu'un mauvais rêve. Mais c'est impossible, à cause de la Tournée de la victoire [...]."

[Attention, ce résumé est un spoiler pour toute personne n'ayant pas lu le premier tome !] Maintenant que Katniss et Peeta ont remporté les derniers Hunger Games, leur mission est de participer à la Tournée de la victoire et de parader dans tous les districts de Panem. Mais en raison de son comportement de défi à la fin des Jeux, Katniss est sous la surveillance rapprochée du Capitole et plus particulièrement du Président Snow. Car ce dernier craint que son comportement et le soutien du peuple pour Katniss ne débouchent un jour sur une rébellion... Katniss va devoir prendre en compte cette menace pour sa propre sécurité, mais aussi pour celle de ses proches...


E-pous-tou-flant ! Incroyable ! Captivant ! Le deuxième tome de cette série est un franc succès et réussit à être aussi passionnant que le premier (ce qui n'est pas peu dire). La tension est à son comble du début à la fin du roman, sans temps mort, sans longueurs, et chaque fin de chapitre semble donner un électrochoc au lecteur, qui va de suprises en surprises et écarquille ses yeux à chaque coup de théâtre. Pas le temps de souffler, le roman va à cent à l'heure, et en envoie plein les yeux au lecteur. Plein les yeux ? Oui, car les effets visuels sont très bien décrits, si bien qu'on s'en fait une idée plutôt précise, et l'esthétique tient une place non négligeable dans le roman, étant donné l'importance donnée aux costumes de scène griffés par Cinna pour habiller Katniss. [Attention, spoiler ! Griser la suite avec la souris pour pouvoir lire...] Ainsi, la robe de mariée blanche qui brûle pour se transformer en une parure noire de plumes d'oiseau moqueur est du plus bel effet, et je n'ai pu m'empêcher de m'exclamer tout haut : "ouah, ça c'est fort !" J'ai hâte de voir ce que ça va donner dans les futurs films ! [fin du spoiler] Comme pour le premier tome, l'auteur interpelle aussi le lecteur sur le caractère cruel des Hunger Games, mais aussi sur le dilemme des réflexes de survie qui fait qu'on doit se poser la question : est-ce que je veux survivre ? Si oui, cela me donne-t-il le droit de tuer les autres participants qui sont autant innocents que moi dans l'arène ? 
En tout cas, j'ai été tenue en haleine du début à la fin, happée par l'action et le suspense, et en appréciant que certains points restent obscurs, afin d'être probablement dévoilés dans le troisième tome. Parlons-en, du troisième  tome ! L'auteur finit le roman de telle sorte que l'attente de le lire m'est insupportable... A croire que, comme dans les Hunger Games, ma vie est en jeu dans cette lecture ! ;-)


@ lire : mon avis sur le premier tome.


Par Suzanne Collins, chez Pocket jeunesse, 17,90 €.

jeudi 9 juin 2011

Si je reste

"S'il n'avait pas neigé, sans doute ne serait-il rien arrivé."

Mia a 17 ans, et vit une adolescence parfaite, entre sa passion pour le violoncelle, un petit ami en voie de devenir une star du rock, des parents atypiques et excentriques et un petit frère adorable. Mais par une belle matinée enneigée, elle a un accident de voiture. Avec ses parents et son frère. Et elle se rend compte qu'elle est "sortie" de son corps. Qu'elle peut voir tout ce qui se passe, alors que son corps à elle se trouve inanimé plusieurs mètres plus loin. Elle apprend que son corps a sombré dans le coma, et que son esprit va devoir faire un choix : vivre ou mourir.

L'histoire de ce roman n'est pas vraiment novatrice, étant donné que de nombreux livres ou films utilisent ce type de trame pour leurs histoires. Mais il faut dire que le sujet est plutôt bien traité ici : le ton reste sobre, l'histoire ne s'étale pas durant des pages et des pages, et l'émotion est au rendez-vous. En fait, ce qui touche, ce sont surtout les flashbacks qui montrent combien Mia était heureuse avant l'accident, combien sa vie de famille était joyeuse et épanouissante, et combien son histoire d'amour avec Adam était romantique. Attention aux âmes sensibles, le ton est assez cru lorsque l'auteur décrit l'accident de voiture et son résultat. J'ai passé un bon moment de lecture, même si ce n'était pas forcément le bon timing pour moi de lire ce roman-là. J'ai vu souvent des comparaisons de ce livre à Quand vous lirez ce livre..., bien que l'histoire soit malgré tout très différente, et je dois dire que j'ai préféré Quand vous lirez ce livre..., que je trouve plus sobre, qui m'a davantage émue, et que j'ai trouvé aussi plus original. Mais comme les deux lectures sont très différentes, je ne saurais que conseiller à tous de lire les deux ! ;-)

Merci à Cindy de m'avoir gentiment prêté ce livre !

@ lire : l'avis de ClarabelRadicale et Stephie76.

Par Gayle Forman, chez Oh ! éditions, 15,90 €.

mercredi 8 juin 2011

La piscine était vide

"Je m'appelle Célia, j'ai seize ans et j'étais accusée d'avoir tué Alex.
Son fils. Mon mec."

Célia vient d'être acquittée. C'est le soulagement. Car elle était accusée d'avoir tué Alex, son petit ami. Accusée par la mère d'Alex, qui la déteste. 
Acquittée, oui, mais cela n'efface pas l'accident. Célia va devoir apprendre à vivre avec sa douleur, et à vivre sans Alex...

La collection "D'une seule voix" chez Actes Sud junior propose des romans qui se lisent dans un seul souffle, avec des phrases jetées, balancées, ou hurlées par un narrateur unique. Ici, il s'agit de Célia, une jolie fille sexy qui est tombée amoureuse d'Alex, qui lui ressemble si peu, mais pour qui elle a eu un coup de foudre. Et voilà que par une chaude après-midi d'été, tout bascule. Alex est mort. 
J'ai beaucoup aimé que le texte soit court, et les allers-retours entre le présent de Célia et son passé. La rapidité de la lecture permet de recevoir des émotions très fortes, véhiculées par le discours de Célia : amour fou pour Alex, haine pour sa mère, honte d'être accusée, douleur de la perte d'Alex,... Je me suis fait balader sans retenue dans ce petit roman, qui m'a donné envie de me plonger dans d'autres titres de la collection.
A savoir : la grosseur des caractères du texte a été conçue pour faciliter une lecture à haute voix. Quelle bonne idée ! De quoi donner des pistes pour des animations envers les ados...


Par Gilles Abier, chez Actes Sud junior, collection D'une seule voix, 7,80 €.