" A partir de maintenant, je fais ce que je veux. "
Luce a quinze ans, écoute du metal et adopte un look gothique. Cela fait des mois qu'elle ne s'entend plus avec sa mère, avec laquelle elle n'échange que cris et reproches. Un jour, en revenant du lycée, elle découvre un mot de sa "mother". C'est le choc. Elle lui écrit qu'elle est partie en Australie pour quatre mois pour raisons professionnelles. Luce restera seule pendant ce temps, de l'argent sera versé sur son compte pour les dépenses du quotidien. La jeune fille jubile : ça va être la fête à la maison ! Mais le temps passe, Luce se lasse et découvre que vivre seule, c'est aussi s'occuper de l'appartement, des courses, du ménage,... Et puis, c'est tout de même étrange : après plusieurs jours, elle n'a toujours pas de nouvelles, pas de mail, pas de coup de téléphone. Luce s'inquiète, Luce se sent abandonnée. Pourquoi sa mère est-elle donc partie ?
Autant aller droit au but. J'ai adoré ce roman. Au début, j'ai eu un peu peur que le scénario soit tiré par les cheveux, mais finalement, tout s'explique, tout coule de source. Luce est un personnage principal peu sympathique au départ, mais au fil des pages, il se découvre, se développe, jusqu'à percer son cocon protecteur et devenir un superbe papillon (clin d'oeil à la jolie couverture...). J'ai ressenti de la subtilité dans ce roman, avec des personnages à fleur de peau mais qui ne tombent jamais dans la caricature. La langue se savoure comme une gorgée d'eau glacée à une terrasse de café en Espagne, et on quitte cet univers à regret, comme envoûté par cette magicienne de Maryvonne Rippert.
(Petit rappel : elle est aussi l'auteur des aventures de Zik dans la série Blue cerises.)
Par Maryvonne Rippert, chez Milan, collection Macadam, 9,50 €.
mardi 29 juin 2010
vendredi 25 juin 2010
Sardine de l'espace (t.1)
" Sur Uranus, du jus de Sinus ! "
Sardine est une petite fille qui vit sur le vaisseau spatial de son oncle, le Capitaine Epaule Jaune, avec son ami P'tit Lulu et son chat noir. Le quotidien de ces pirates de l'espace est fait avant tout d'aventures et de surprises, surtout quand les méchants, Supermuscleman et son sbire le Docteur Krok, viennent leur chercher des noises...
Je n'ai pas été particulièrement emballée par ce premier tome de série. Déjà, je pense que le ton et les gags s'adressent surtout à un public enfant (8-10 ans), même si certains jeux de mots s'apprécient mieux lorsqu'on est adulte. Ensuite, j'ai trouvé que la qualité des scénarios - la bande dessinée est divisée en histoires courtes de 10 pages chacune - était assez inégale. Je n'ai pas aimé toutes les histoires, mais seulement quelques unes qui se détachent du lot, comme Le bar des ennemis, Au pays des bizutons et Le louque. Je vais quand même tenter d'autres tomes de la série, pour voir si quelque chose me fait "TILT" finalement...
Par Emmanuel Guibert & Joann Sfar, chez Dargaud, 10,95 €.
Sardine est une petite fille qui vit sur le vaisseau spatial de son oncle, le Capitaine Epaule Jaune, avec son ami P'tit Lulu et son chat noir. Le quotidien de ces pirates de l'espace est fait avant tout d'aventures et de surprises, surtout quand les méchants, Supermuscleman et son sbire le Docteur Krok, viennent leur chercher des noises...
Je n'ai pas été particulièrement emballée par ce premier tome de série. Déjà, je pense que le ton et les gags s'adressent surtout à un public enfant (8-10 ans), même si certains jeux de mots s'apprécient mieux lorsqu'on est adulte. Ensuite, j'ai trouvé que la qualité des scénarios - la bande dessinée est divisée en histoires courtes de 10 pages chacune - était assez inégale. Je n'ai pas aimé toutes les histoires, mais seulement quelques unes qui se détachent du lot, comme Le bar des ennemis, Au pays des bizutons et Le louque. Je vais quand même tenter d'autres tomes de la série, pour voir si quelque chose me fait "TILT" finalement...
Par Emmanuel Guibert & Joann Sfar, chez Dargaud, 10,95 €.
lundi 21 juin 2010
Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti
" Certaines vérités ne devraient jamais être révélées. "
Evie a presque seize ans. Nous sommes en 1947, et la vie commence à reprendre son cours, après les horreurs et les privations de la guerre. Sur un coup de tête, son beau-père Joe décide de les emmener, sa mère et elle, passer quelque temps en Floride, dans un hôtel de luxe un peu défraîchi. C'est la basse saison, et il n'y a pas grand chose à faire à Palm Beach. Dans la chaleur insupportable de ce mois de septembre, Evie va mûrir, devenir femme, et tomber amoureuse du beau Peter. Mais elle va surtout être le témoin involontaire de mensonges et découvrir des secrets qui vont bouleverser son univers...
Ce roman tient la promesse offerte par sa très belle couverture : rouge à lèvres, ambiance rétro, volutes de fumée... L'auteur nous plonge en plein roman noir. L'écriture est très cinématographique, et on a l'impression très agréable et plutôt excitante de se retrouver dans un film en noir et blanc des années cinquante. Du genre Niagara, avec Marilyn Monroe. Tout y est : la blonde pulpeuse, la jalousie du mari, la tension qui monte, qui monte, et le drame qui n'attend qu'une étincelle pour éclater. J'ai beaucoup aimé cette ambiance si particulière et si réussie, qui donne tout son cachet à ce roman. Le personnage d'Evie est également très intéressant : sa naïveté lorsqu'elle ne voit pas ce que le lecteur comprend si bien, son passage hésitant et maladroit dans l'âge adulte et sa sensualité de femme qui éclot... Un univers original qui vaut bien une séance de cinéma.
@ lire : l'avis de Bouma, Clarabel et Lael.
Par Judy Blundell, chez Gallimard jeunesse, 12 €.
Evie a presque seize ans. Nous sommes en 1947, et la vie commence à reprendre son cours, après les horreurs et les privations de la guerre. Sur un coup de tête, son beau-père Joe décide de les emmener, sa mère et elle, passer quelque temps en Floride, dans un hôtel de luxe un peu défraîchi. C'est la basse saison, et il n'y a pas grand chose à faire à Palm Beach. Dans la chaleur insupportable de ce mois de septembre, Evie va mûrir, devenir femme, et tomber amoureuse du beau Peter. Mais elle va surtout être le témoin involontaire de mensonges et découvrir des secrets qui vont bouleverser son univers...
Ce roman tient la promesse offerte par sa très belle couverture : rouge à lèvres, ambiance rétro, volutes de fumée... L'auteur nous plonge en plein roman noir. L'écriture est très cinématographique, et on a l'impression très agréable et plutôt excitante de se retrouver dans un film en noir et blanc des années cinquante. Du genre Niagara, avec Marilyn Monroe. Tout y est : la blonde pulpeuse, la jalousie du mari, la tension qui monte, qui monte, et le drame qui n'attend qu'une étincelle pour éclater. J'ai beaucoup aimé cette ambiance si particulière et si réussie, qui donne tout son cachet à ce roman. Le personnage d'Evie est également très intéressant : sa naïveté lorsqu'elle ne voit pas ce que le lecteur comprend si bien, son passage hésitant et maladroit dans l'âge adulte et sa sensualité de femme qui éclot... Un univers original qui vaut bien une séance de cinéma.
@ lire : l'avis de Bouma, Clarabel et Lael.
Par Judy Blundell, chez Gallimard jeunesse, 12 €.
samedi 19 juin 2010
Pingouin
" Comment faire lorsqu'on vous offre un pingouin et que celui-ci reste désespérément muet ? "
Ben reçoit un pingouin en peluche dans un cadeau enrubanné. Le problème, c'est que l'animal ne parle pas et ne réagit à aucune provocation de Ben qui fait tout pour attirer son attention. En vain : le pingouin ne moufte pas. Ben finit par piquer une colère et se rouler par terre, tant et si bien qu'un lion qui passait par là (?), agacé, le mange d'une bouchée. Cette fois, Pingouin ne peut pas rester de marbre : il pince le nez du lion avec son bec orange, et le fauve recrache Ben. Puis, tout d'un coup, Pingouin dit tout ce qu'il avait à dire, avec beaucoup de couleurs et de poésie.
J'ai adoré ce petit album aux illustrations très simples, très colorées et très touchantes. L'auteur réussit avec peu de mots à diffuser une poésie tendre et pleine d'émotion. Une belle histoire d'amitié entre un bébé et son doudou.
Par Polly Dunbar, chez Kaléidoscope, 12,50 €.
Ben reçoit un pingouin en peluche dans un cadeau enrubanné. Le problème, c'est que l'animal ne parle pas et ne réagit à aucune provocation de Ben qui fait tout pour attirer son attention. En vain : le pingouin ne moufte pas. Ben finit par piquer une colère et se rouler par terre, tant et si bien qu'un lion qui passait par là (?), agacé, le mange d'une bouchée. Cette fois, Pingouin ne peut pas rester de marbre : il pince le nez du lion avec son bec orange, et le fauve recrache Ben. Puis, tout d'un coup, Pingouin dit tout ce qu'il avait à dire, avec beaucoup de couleurs et de poésie.
J'ai adoré ce petit album aux illustrations très simples, très colorées et très touchantes. L'auteur réussit avec peu de mots à diffuser une poésie tendre et pleine d'émotion. Une belle histoire d'amitié entre un bébé et son doudou.
Par Polly Dunbar, chez Kaléidoscope, 12,50 €.
L'apprenti épouvanteur
Thomas Ward a 13 ans et s'apprête à entrer dans le monde du travail comme apprenti. Mais sa mère choisit pour lui un destin peu banal : être l'apprenti de l'Epouvanteur. Son métier ? Empêcher les spectres, gobelins et sorcières de nuire aux habitants du comté. Le Maître est sévère mais juste, et Tom s'habitue peu à peu à cette vie d'isolement. Seulement voilà : une rencontre avec la belle Alice va lui faire commettre une bêtise...épouvantable.
Ce roman est le premier tome d'une série (6 parus pour l'instant) qui voit Tom évoluer auprès de son maître. Le ton est simple, presque froid, et donne au roman une ambiance épurée et noire. Le personnage de l'Epouvanteur est mystérieux, très secret, et le lecteur n'a qu'une hâte : en savoir plus sur son passé. Tom est un jeune héros attachant, volontaire mais maladroit, intelligent mais sentimental. Certaines scènes sont plutôt effrayantes - jeunes lecteurs s'abstenir ! - et les lignes concernant la personnalité de l'Epouvanteur trouveront de l'écho chez un lectorat adulte. Une lecture à deux niveaux, en quelque sorte, avec deux personnages centraux qui convaincront adultes et ados. Une belle surprise et un gros succès à la bibliothèque.
Par Joseph Delaney, chez Bayard jeunesse, 12,90 €.
Mission : constituer la bibliothèque de bébé !
Une mission qui tombe à pic pour trouver de belles histoires à lire au petit Clément qui vient de naître...
Donc j'ai tout de suite pensé aux heureux jeunes parents quand j'ai lu le billet suivant : Mission : constituer la bibliothèque de bébé !
En attendant que son papa lui conseille de beaux mangas !
Donc j'ai tout de suite pensé aux heureux jeunes parents quand j'ai lu le billet suivant : Mission : constituer la bibliothèque de bébé !
En attendant que son papa lui conseille de beaux mangas !
Mirai Nikki
"...il tombe sur la description de son propre décès..."
Yukiteru est un lycéen solitaire, qui préfère tenir son journal intime sur son téléphone portable plutôt que de sortir avec des camarades de son âge. Un jour, il reçoit un étrange pouvoir : son journal intime se transforme en un journal du futur, et il est capable de lire l'avenir sur son mobile. Tout d'abord, Yukiteru voit ce don comme une aubaine, lui permettant par exemple d'obtenir de bonnes notes au lycée. Mais il apprend rapidement que ce don l'oblige à participer à un jeu auquel jouent 11 autres personnes...un jeu mortel, dont seul le survivant sera le vainqueur...
Ce jeune manga commence très fort : l'action est très condensée, et on entre très vite dans le vif du sujet. L'intrigue est donc bien posée, mais il reste des zones d'ombre promettant de belles surprises dans les prochains tomes : qui sont vraiment les autres joueurs ? Quels sont leurs pouvoirs ? A qui Yukiteru peut-il faire confiance ? Un survival game haletant dont j'ai hâte de lire la suite.
@ lire : ma critique du tome 2.
Par Sakae Esuno, chez Casterman, 6 volumes parus (série en cours), 6,95 €.
Yukiteru est un lycéen solitaire, qui préfère tenir son journal intime sur son téléphone portable plutôt que de sortir avec des camarades de son âge. Un jour, il reçoit un étrange pouvoir : son journal intime se transforme en un journal du futur, et il est capable de lire l'avenir sur son mobile. Tout d'abord, Yukiteru voit ce don comme une aubaine, lui permettant par exemple d'obtenir de bonnes notes au lycée. Mais il apprend rapidement que ce don l'oblige à participer à un jeu auquel jouent 11 autres personnes...un jeu mortel, dont seul le survivant sera le vainqueur...
Ce jeune manga commence très fort : l'action est très condensée, et on entre très vite dans le vif du sujet. L'intrigue est donc bien posée, mais il reste des zones d'ombre promettant de belles surprises dans les prochains tomes : qui sont vraiment les autres joueurs ? Quels sont leurs pouvoirs ? A qui Yukiteru peut-il faire confiance ? Un survival game haletant dont j'ai hâte de lire la suite.
@ lire : ma critique du tome 2.
Par Sakae Esuno, chez Casterman, 6 volumes parus (série en cours), 6,95 €.
vendredi 18 juin 2010
One Piece
Petit, Luffy a une admiration sans bornes pour le pirate Shanks le Roux, qui lui a même offert son couvre-chef, un chapeau en paille. Depuis, Luffy ne quittera plus ce chapeau, et jure de devenir pirate à son tour. Son objectif ? Devenir maître du One Piece, trésor accumulé par Roger, le seigneur des pirates. Son problème ? Il est le seul membre de son équipage, et n'a même pas de bateau. Heureusement, il a aussi un point fort : Luffy a mangé un des fruits du démon, qui rend son corps élastique pour toujours. Un pouvoir qui lui permet d'échapper à bien des ennemis, et de séduire toujours plus de recrues pour son futur équipage...
Ce manga est vraiment excellent. L'humour y est omniprésent, que ce soit dans les dialogues, les situations ou les dessins. L'auteur sait aussi insérer subtilement de la sensibilité, et a le don pour rendre ses personnages vraiment attachants. Pendant le manga, l'auteur prend aussi le temps - avec auto-dérision et humour décalé - de répondre aux questions des fans, même aux plus saugrenues. Je ne suis qu'au début de la série, mais je peux constater que les gags et l'action se renouvellent à chaque épisode, et c'est tant mieux, car il existe déjà 53 tomes parus...et l'auteur déclare que la série n'en est qu'à sa moitié ! Une belle découverte, et encore de beaux moments de lecture et de rigolade à venir (je suis encore loin d'avoir lu les 53 volumes...!).
Par Eiichiro Oda, chez Glénat, 6,50 €, 53 tomes parus (série en cours).
Larme ultime
" Le dernier chant d'amour sur cette petite planète. "
Chise, adolescente effacée et maladroite, est amoureuse de Shûji, sportif et sûr de lui. Lorsqu'elle prend son courage à deux mains et lui avoue son amour, il accepte de devenir son petit-ami. Pour dépasser un problème de communication inhérent à ce couple aux personnalités si différentes, Chise propose de tenir un journal intime partagé. Ils apprennent à mieux se connaître, et leur amour grandit. Mais un jour, un bombardement touche Sapporo, et Shûji découvre avec stupeur que Chise a été transformée en arme humaine par le gouvernement, afin de protéger le Japon. Elle est l'Arme Ultime, et dispose d'un canon dans le bras, et d'ailes mécaniques qui lui sortent du dos...
Comment vous dire...en fait, autant être franche : je n'ai pas du tout aimé ce manga. C'est larmoyant, c'est fade et c'est avec difficulté que je suis allée au bout du premier tome. Ce qui n'arrange rien, c'est que Chise, l'héroïne, est pénible et insupportable à pleurnicher sans arrêt et à passer son temps à s'excuser sans cesse : "pardon" doit être le mot qui revient le plus souvent dans les dialogues. Pourtant, sur des sites, j'ai vu beaucoup de critiques positives... Help, quelqu'un est-il d'accord avec moi ?!
Par Shin Takahashi, chez Delcourt, 7,50 € le volume, série complète en 7 tomes.
Chise, adolescente effacée et maladroite, est amoureuse de Shûji, sportif et sûr de lui. Lorsqu'elle prend son courage à deux mains et lui avoue son amour, il accepte de devenir son petit-ami. Pour dépasser un problème de communication inhérent à ce couple aux personnalités si différentes, Chise propose de tenir un journal intime partagé. Ils apprennent à mieux se connaître, et leur amour grandit. Mais un jour, un bombardement touche Sapporo, et Shûji découvre avec stupeur que Chise a été transformée en arme humaine par le gouvernement, afin de protéger le Japon. Elle est l'Arme Ultime, et dispose d'un canon dans le bras, et d'ailes mécaniques qui lui sortent du dos...
Comment vous dire...en fait, autant être franche : je n'ai pas du tout aimé ce manga. C'est larmoyant, c'est fade et c'est avec difficulté que je suis allée au bout du premier tome. Ce qui n'arrange rien, c'est que Chise, l'héroïne, est pénible et insupportable à pleurnicher sans arrêt et à passer son temps à s'excuser sans cesse : "pardon" doit être le mot qui revient le plus souvent dans les dialogues. Pourtant, sur des sites, j'ai vu beaucoup de critiques positives... Help, quelqu'un est-il d'accord avec moi ?!
Par Shin Takahashi, chez Delcourt, 7,50 € le volume, série complète en 7 tomes.
mercredi 16 juin 2010
Un ange tombé du ciel
" Et de toute manière, les anges n'existent pas pour de vrai. Sinon, on en entendrait parler aux informations. "
Un jour, une drôle de petite fille débarque chez les jumeaux James et Amanda par la fenêtre de leur chambre. Elle a deux ailes dans le dos, et s'appelle Hilary. Est-ce un ange ? Nul ne le sait. Les jumeaux l'abritent en secret, et elle devient peu à peu leur amie, même si son caractère bien trempé et sa méconnaissance de la vie sur terre lui font faire quelques bêtises...
Voici un petit roman frais, mêlant merveilleux et réalité. Il s'adresse plutôt à des petits (à partir de 8 ans), et peut se lire facilement par étapes, car les chapitres ne sont pas forcément liés par l'action. Le ton ne manque pas d'humour, et on sourit souvent à la lecture des aventures un peu folles dans lesquelles Hilary entraîne ses nouveaux amis.
Par Heather Dyer, chez Gallimard, collection Folio cadet, 7,10 €.
Momo, petit prince des Bleuets
" La vie n'est pas drôle tous les jours pour Momo de la cité des Bleuets. D'abord, les bleuets, il les a cherchés partout, Momo, mais jamais il ne les a trouvés. "
C'est l'été. Momo entrera en sixième en septembre. Mais les vacances à la cité des Bleuets, ça peut vite sembler interminable. Un jour, son ancienne institutrice conseille à Momo de s'inscrire à la bibliothèque. Son quotidien va alors se remplir de lectures passionnées. Et puis, sur le banc du parc, Momo va rencontrer monsieur Edouard, un drôle de vieux bonhomme aux idées saugrenues. Entre les livres et les discussions complices avec son nouvel ami, Momo risque bien de passer les meilleures vacances de sa vie...
Ce petit roman à lire dès 10 ans est un bouquet de fleurs (de bleuets ?) et d'émotions. L'écriture est juste et sensible, et le petit héros est très attachant avec sa naïveté et son coeur gros comme ça. Il s'agit d'une très belle histoire d'amitié, qui offre un rayon de soleil doré et chaud au quotidien de la cité.
Par Yaël Hassan, chez Syros, collection Tempo, 4,90 €.
mardi 15 juin 2010
Il était plusieurs fois une forêt
" Il était une fois un oiseau, seul dans son arbre, qui décida un jour d'abandonner sa couronne et d'aller voir du pays... "
Un oiseau qui porte une couronne vit dans un arbre sans oiseaux. A quoi bon avoir une couronne ? Il décide alors de quitter sa couronne et de visiter d'autres forêts. Mais dans la première forêt, une forêt d'oiseaux couronnés, on ne veut pas d'un oiseau sans couronne. Il récupère sa couronne, mais dans la deuxième forêt, une forêt d'oiseaux tous ornés d'un chapeau, on ne veut pas d'un oiseau couronné...
Ce petit album court dénonce sans en avoir l'air l'intolérance et le racisme. Et ouvre aussi sur d'autres thèmes liés, comme les limites du conventionnel et la beauté de la liberté. Les illustrations, très colorées, permettent aussi de jouer avec l'enfant et de le faire réfléchir.
Par Elisa Géhin, chez les Editions Thierry Magnier, 13 €.
Un oiseau qui porte une couronne vit dans un arbre sans oiseaux. A quoi bon avoir une couronne ? Il décide alors de quitter sa couronne et de visiter d'autres forêts. Mais dans la première forêt, une forêt d'oiseaux couronnés, on ne veut pas d'un oiseau sans couronne. Il récupère sa couronne, mais dans la deuxième forêt, une forêt d'oiseaux tous ornés d'un chapeau, on ne veut pas d'un oiseau couronné...
Ce petit album court dénonce sans en avoir l'air l'intolérance et le racisme. Et ouvre aussi sur d'autres thèmes liés, comme les limites du conventionnel et la beauté de la liberté. Les illustrations, très colorées, permettent aussi de jouer avec l'enfant et de le faire réfléchir.
Par Elisa Géhin, chez les Editions Thierry Magnier, 13 €.
J'ai grandi ici
" J'ai ressenti le plaisir des premières gouttes de pluie. "
C'est l'histoire d'une petite graine, qui, au fil des saisons, devient un magnifique pommier. Avant de grandir, elle rencontre des animaux, qu'ils soient sauveurs ou gêneurs pour sa croissance. Un album qui retrace le cycle de la vie.
Le texte est simple, et servi par de très belles illustrations qui arrivent à donner une idée des échelles entre le très très petit, le moyen et le très très grand. Un bel album pour découvrir la vie du point de vue d'une plante et l'incroyable machine qu'est la nature. J'ai bien aimé aussi le clin d'oeil à Raymond l'escargot, un personnage d'un autre album de l'auteur...
Par Anne Crausaz, chez les éditions MeMo, 14 €.
C'est l'histoire d'une petite graine, qui, au fil des saisons, devient un magnifique pommier. Avant de grandir, elle rencontre des animaux, qu'ils soient sauveurs ou gêneurs pour sa croissance. Un album qui retrace le cycle de la vie.
Le texte est simple, et servi par de très belles illustrations qui arrivent à donner une idée des échelles entre le très très petit, le moyen et le très très grand. Un bel album pour découvrir la vie du point de vue d'une plante et l'incroyable machine qu'est la nature. J'ai bien aimé aussi le clin d'oeil à Raymond l'escargot, un personnage d'un autre album de l'auteur...
Par Anne Crausaz, chez les éditions MeMo, 14 €.
lundi 14 juin 2010
Le diable au corps
" Marthe disait : "Oui, mords-moi, marque-moi, je voudrais que tout le monde sache." "
Un adolescent tombe amoureux d'une jeune femme sur le point de se marier. Manipulateur, égoïste, mais précoce et charmeur, il arrive à se faire aimer en retour par Marthe. Alors qu'elle est mariée et que son époux est parti pour de longs mois à la guerre 14-18, il en fait sa maîtresse. Seulement, cela ne le rend pas heureux. Jaloux, possessif, cruel, et sans doute encore un peu trop jeune, il n'arrive pas vraiment à gérer cette relation qu'il juge soit étouffante, soit trop quelconque. Tout se complique davantage quand, dans leur entourage, leur relation commence à se savoir...
Encore une fois, j'ai été attirée par ce livre via l'esthétique de sa couverture et de sa mise en page, un peu rétro, et qui rappelle le design des jeux de cartes. Le nom de la collection, aussi, "Vient (presque) de paraître", m'a paru un concept intéressant. C'est d'ailleurs ce nom de collection qui m'a mis la puce à l'oreille : j'ai ainsi compris que j'avais entre les mains un classique de la littérature française, et non une parution récente et contemporaine. Il s'agit donc d'un roman qui se passe pendant la Première guerre mondiale, quoique le lecteur ne s'en rende pas bien compte (le roman a d'ailleurs été un peu boudé à l'époque, parce que taxé d'antimilitarisme). Le jeune héros m'est apparu comme très antipathique, car égocentrique, volage et calculateur. Cependant, c'est cela qui donne du cachet au roman, je crois, plus que la scandaleuse relation d'adultère. Marthe est ainsi un peu une victime, le narrateur, son bourreau, et c'est tout naturellement qu'on sent le récit tendre vers le drame. Cela dit, les grands élans passionnés et narcissiques du narrateur m'ont parfois agacée, et c'est sans grand enthousiasme que j'ai refermé le livre.
Par Raymond Radiguet, chez Milan, collection Vient (presque) de paraître, 9,50 €.
Un adolescent tombe amoureux d'une jeune femme sur le point de se marier. Manipulateur, égoïste, mais précoce et charmeur, il arrive à se faire aimer en retour par Marthe. Alors qu'elle est mariée et que son époux est parti pour de longs mois à la guerre 14-18, il en fait sa maîtresse. Seulement, cela ne le rend pas heureux. Jaloux, possessif, cruel, et sans doute encore un peu trop jeune, il n'arrive pas vraiment à gérer cette relation qu'il juge soit étouffante, soit trop quelconque. Tout se complique davantage quand, dans leur entourage, leur relation commence à se savoir...
Encore une fois, j'ai été attirée par ce livre via l'esthétique de sa couverture et de sa mise en page, un peu rétro, et qui rappelle le design des jeux de cartes. Le nom de la collection, aussi, "Vient (presque) de paraître", m'a paru un concept intéressant. C'est d'ailleurs ce nom de collection qui m'a mis la puce à l'oreille : j'ai ainsi compris que j'avais entre les mains un classique de la littérature française, et non une parution récente et contemporaine. Il s'agit donc d'un roman qui se passe pendant la Première guerre mondiale, quoique le lecteur ne s'en rende pas bien compte (le roman a d'ailleurs été un peu boudé à l'époque, parce que taxé d'antimilitarisme). Le jeune héros m'est apparu comme très antipathique, car égocentrique, volage et calculateur. Cependant, c'est cela qui donne du cachet au roman, je crois, plus que la scandaleuse relation d'adultère. Marthe est ainsi un peu une victime, le narrateur, son bourreau, et c'est tout naturellement qu'on sent le récit tendre vers le drame. Cela dit, les grands élans passionnés et narcissiques du narrateur m'ont parfois agacée, et c'est sans grand enthousiasme que j'ai refermé le livre.
Par Raymond Radiguet, chez Milan, collection Vient (presque) de paraître, 9,50 €.
Colomba
" Il me faut la main qui a tiré, l'oeil qui a visé, le coeur qui a pensé... "
Orso della Rebbia, jeune lieutenant, retourne en Corse, et fait la traversée en bateau en compagnie d'un colonel anglais, le Colonel Nevil, et de sa fille, la jolie et délicate Miss Lydia. A bord, un matelot le soupçonne de rentrer au pays pour accomplir sa vendetta...En effet, il y a deux ans, son père a été assassiné dans des circonstances mystérieuses. La famille Barricini, ennemie des della Rebia depuis plusieurs générations, avait été soupçonnée, mais blanchie. Dès son arrivée sur la terre ferme, sa soeur Colomba le rejoint et le presse d'exécuter sa vengeance. Mais Orso, amoureux de la douce Miss Lydia, a juré à la jeune fille de ne pas se faire justice lui-même. Cependant, Colomba est prête à tous les subterfuges pour arriver à ses fins...
De retour d'un voyage en Corse (soupir), j'ai eu envie de me replonger dans cette lecture de jeunesse, afin de retrouver quelques grammes de vacances entre les lignes de Mérimée. Mes souvenirs ne m'ont pas déçue : Colomba est vraiment une jolie nouvelle, avec une langue savoureuse et un regard ironique et amusé de l'auteur sur ses personnages. Observer comment Colomba manipule son entourage et comment Orso résiste tant bien que mal à ses pressions nous plonge dans l'atmosphère typique d'un lieu et d'une époque. A lire pour les amateurs de pittoresque et de passion violente.
Par Prosper Mérimée, chez Larousse, collection Petits classiques 3,45 €.
Orso della Rebbia, jeune lieutenant, retourne en Corse, et fait la traversée en bateau en compagnie d'un colonel anglais, le Colonel Nevil, et de sa fille, la jolie et délicate Miss Lydia. A bord, un matelot le soupçonne de rentrer au pays pour accomplir sa vendetta...En effet, il y a deux ans, son père a été assassiné dans des circonstances mystérieuses. La famille Barricini, ennemie des della Rebia depuis plusieurs générations, avait été soupçonnée, mais blanchie. Dès son arrivée sur la terre ferme, sa soeur Colomba le rejoint et le presse d'exécuter sa vengeance. Mais Orso, amoureux de la douce Miss Lydia, a juré à la jeune fille de ne pas se faire justice lui-même. Cependant, Colomba est prête à tous les subterfuges pour arriver à ses fins...
De retour d'un voyage en Corse (soupir), j'ai eu envie de me replonger dans cette lecture de jeunesse, afin de retrouver quelques grammes de vacances entre les lignes de Mérimée. Mes souvenirs ne m'ont pas déçue : Colomba est vraiment une jolie nouvelle, avec une langue savoureuse et un regard ironique et amusé de l'auteur sur ses personnages. Observer comment Colomba manipule son entourage et comment Orso résiste tant bien que mal à ses pressions nous plonge dans l'atmosphère typique d'un lieu et d'une époque. A lire pour les amateurs de pittoresque et de passion violente.
Par Prosper Mérimée, chez Larousse, collection Petits classiques 3,45 €.
jeudi 10 juin 2010
Toi et moi à jamais
" Le plus frustrant avec les histoires d'amour, c'est qu'on ne peut pas les écrire tout seul. "
Depuis qu'il est petit, Paul a passé toutes ses vacances d'été avec Riley et sa petite soeur Alice, au bord de la mer, sur une île de la côte Est des Etats-Unis. Cette fois, ils ont tous les trois une vingtaine d'année, et tout semble changer. Entre Alice et Paul, l'amitié prend les contours flous de l'amour naissant. Seule Riley a l'air d'être restée la même qu'autrefois, honnête et sincère. Alors qu'Alice et Paul se rapprochent de plus en plus et ont l'impression de trahir l'amitié de Riley, un drame va tout bouleverser...
Voici un nouveau roman d'Ann Brashares, l'auteur de la pétillante série pour ados Quatre filles et un jean. Ce livre s'adresse à un public plus âgé, plus mûr, car il fait appel à des sentiments plus nuancés, plus torturés aussi, qu'on n'expérimente et ne comprend qu'après l'adolescence.
J'ai beaucoup aimé le début du roman, dans lequel je me suis plongée aussi facilement que dans l'océan qui entoure l'île. Ambiance vacances, doutes, tensions,...un vrai régal ! Mais au fur et à mesure de la lecture, je me suis un peu lassée, surtout à cause de l'abondance des descriptions des pensées intimes des personnages, qui en font des personnages un peu (trop) compliqués.
Le tout reste un bon roman, idéal pour lire sur la plage, et bourré d'émotions.
Par Ann Brashares, chez Gallimard, 13 €.
Depuis qu'il est petit, Paul a passé toutes ses vacances d'été avec Riley et sa petite soeur Alice, au bord de la mer, sur une île de la côte Est des Etats-Unis. Cette fois, ils ont tous les trois une vingtaine d'année, et tout semble changer. Entre Alice et Paul, l'amitié prend les contours flous de l'amour naissant. Seule Riley a l'air d'être restée la même qu'autrefois, honnête et sincère. Alors qu'Alice et Paul se rapprochent de plus en plus et ont l'impression de trahir l'amitié de Riley, un drame va tout bouleverser...
Voici un nouveau roman d'Ann Brashares, l'auteur de la pétillante série pour ados Quatre filles et un jean. Ce livre s'adresse à un public plus âgé, plus mûr, car il fait appel à des sentiments plus nuancés, plus torturés aussi, qu'on n'expérimente et ne comprend qu'après l'adolescence.
J'ai beaucoup aimé le début du roman, dans lequel je me suis plongée aussi facilement que dans l'océan qui entoure l'île. Ambiance vacances, doutes, tensions,...un vrai régal ! Mais au fur et à mesure de la lecture, je me suis un peu lassée, surtout à cause de l'abondance des descriptions des pensées intimes des personnages, qui en font des personnages un peu (trop) compliqués.
Le tout reste un bon roman, idéal pour lire sur la plage, et bourré d'émotions.
Par Ann Brashares, chez Gallimard, 13 €.
mardi 8 juin 2010
Coup de folie sur les bibliothèques...
Qui a dit que les bibliothèques, c'est pour les ringards ? Voici trois liens qui prouvent le contraire, et qui donnent un coup de jeune sur ces établissements à la réputation poussiéreuse...
Les bibliothécaires de Washington font une parodie de "Pokerface" de Lady Gaga :
http://www.ecrans.fr/Gaga-bibliotheque,10023.html
Plus surprenant, un concours de chorégraphies de chariots de livres :
http://www.youtube.com/watch?v=HtmZxghTkyY&feature=player_embedded
Et enfin, un brin de nostalgie avec l'amusant clin d'oeil au tournage de Ghostbuster, qui s'était passé à l'époque dans la bibliothèque de New York :
http://www.dailymotion.com/video/xdd51f_ghostbusters-en-vrai-a-la-bibliothe_fun.
Ca donne envie de faire pareil dans ma bibliothèque...pas vrai, Léa ?
Les bibliothécaires de Washington font une parodie de "Pokerface" de Lady Gaga :
http://www.ecrans.fr/Gaga-bibliotheque,10023.html
Plus surprenant, un concours de chorégraphies de chariots de livres :
http://www.youtube.com/watch?v=HtmZxghTkyY&feature=player_embedded
Et enfin, un brin de nostalgie avec l'amusant clin d'oeil au tournage de Ghostbuster, qui s'était passé à l'époque dans la bibliothèque de New York :
http://www.dailymotion.com/video/xdd51f_ghostbusters-en-vrai-a-la-bibliothe_fun.
Ca donne envie de faire pareil dans ma bibliothèque...pas vrai, Léa ?
lundi 7 juin 2010
Enchaînés (1) - Le tentateur
" La règle du jeu est fort simple : tuez cette personne, et le million de dollars est à vous..."
Rachel est serveuse dans un bar et vit seule avec ses trois enfants...et son salaire de misère. Henry a tout perdu au jeu et ses créanciers menacent de lui couper les doigts à la pince. Moses s'est sorti de son alcoolisme suite à la mort violente de son fils et s'occupe de la soupe populaire locale. Tobey est le bouc émissaire de son lycée et est amoureux de l'inaccessible Jennifer.
Quatre destins qui vont être bouleversés par un simple petit paquet, contenant un revolver, 10 000 $, une photo et une cassette audio. Sur la cassette, un message : s'ils tuent la personne prise en photo, un million de dollars sera à eux. Ils ne se connaissent pas encore, mais leurs vies vont être liées : Rachel a reçu la photo de Moses, Moses celle de Tobey, Tobey celle de Henry, et Henry celle de Rachel...
Ce premier tome met l'eau à la bouche. Il se finit à un moment crucial qui fait qu'on est obligé de lire le prochain. L'ambiance n'est pas sans rappeler la BD Soda, de Tome et Gazzotti, qui se passe aussi à New York et dont l'univers est également violent. Pour l'instant, je suis un peu gênée par la narration, qui tient beaucoup de place. Mais c'est sans doute normal pour un premier tome. J'attends la suite pour avoir une vue d'ensemble plus globale...à suivre !
Par Callède et Gihef, chez Vents d'Ouest, collection Turbulences, 9,40 €.
Rachel est serveuse dans un bar et vit seule avec ses trois enfants...et son salaire de misère. Henry a tout perdu au jeu et ses créanciers menacent de lui couper les doigts à la pince. Moses s'est sorti de son alcoolisme suite à la mort violente de son fils et s'occupe de la soupe populaire locale. Tobey est le bouc émissaire de son lycée et est amoureux de l'inaccessible Jennifer.
Quatre destins qui vont être bouleversés par un simple petit paquet, contenant un revolver, 10 000 $, une photo et une cassette audio. Sur la cassette, un message : s'ils tuent la personne prise en photo, un million de dollars sera à eux. Ils ne se connaissent pas encore, mais leurs vies vont être liées : Rachel a reçu la photo de Moses, Moses celle de Tobey, Tobey celle de Henry, et Henry celle de Rachel...
Ce premier tome met l'eau à la bouche. Il se finit à un moment crucial qui fait qu'on est obligé de lire le prochain. L'ambiance n'est pas sans rappeler la BD Soda, de Tome et Gazzotti, qui se passe aussi à New York et dont l'univers est également violent. Pour l'instant, je suis un peu gênée par la narration, qui tient beaucoup de place. Mais c'est sans doute normal pour un premier tome. J'attends la suite pour avoir une vue d'ensemble plus globale...à suivre !
Par Callède et Gihef, chez Vents d'Ouest, collection Turbulences, 9,40 €.
On s'est juste embrassés
" Moi, il a fallu que j'aille la chercher, la vérité, que je me batte pour la faire éclater.
La vérité, ou ce qu'il en restait, après tous ces mensonges. "
Aïcha a quinze ans. Elle vit seule avec sa mère depuis que son père les a abandonnées. Heureusement, elle a Sabrina, sa meilleure amie. Et Walid, le frère de Sabrina, qu'elle aime en secret. Un soir, Walid embrasse Aïcha, dans un élan fugace. Et puis après, plus rien. Plus de nouvelles. Jusqu'au jour où une rumeur est lancée au collège : tout le monde dit qu'Aïcha a couché avec Walid... Du jour au lendemain, Aïcha perd tout. Son amitié avec Sabrina, ses illusions sur Walid, sa réputation au collège. Quand en plus sa mère tombe en dépression, elle se retrouve vraiment seule. Aïcha va alors devoir faire des choix, et donner une nouvelle direction à sa vie.
Ce roman est plein d'une réalité brute. Et cette réalité plus dure que le bitume des cités, Aïcha doit faire avec. On est bouleversé par la violence d'une simple rumeur et par la cruauté de la mise à l'écart par les autres. Aïcha est rejetée par ses amis, par ses camarades, mais aussi par sa propre famille, simplement parce que sa mère a eu l'audace d'attendre un enfant - Aïcha - alors qu'elle était censée s'occuper toute sa vie de ses frères et soeurs. L'émotion est donc très vive à la lecture de ce roman : on passe de la colère à l'indignation, puis de la tristesse à, heureusement, un peu d'attendrissement (devant l'amour naissant entre AÏcha et son ami Koto). Un roman juste qui sent le vrai.
Par Isabelle Pandazopoulos, chez Gallimard, collection Scripto, 8 €.
La vérité, ou ce qu'il en restait, après tous ces mensonges. "
Aïcha a quinze ans. Elle vit seule avec sa mère depuis que son père les a abandonnées. Heureusement, elle a Sabrina, sa meilleure amie. Et Walid, le frère de Sabrina, qu'elle aime en secret. Un soir, Walid embrasse Aïcha, dans un élan fugace. Et puis après, plus rien. Plus de nouvelles. Jusqu'au jour où une rumeur est lancée au collège : tout le monde dit qu'Aïcha a couché avec Walid... Du jour au lendemain, Aïcha perd tout. Son amitié avec Sabrina, ses illusions sur Walid, sa réputation au collège. Quand en plus sa mère tombe en dépression, elle se retrouve vraiment seule. Aïcha va alors devoir faire des choix, et donner une nouvelle direction à sa vie.
Ce roman est plein d'une réalité brute. Et cette réalité plus dure que le bitume des cités, Aïcha doit faire avec. On est bouleversé par la violence d'une simple rumeur et par la cruauté de la mise à l'écart par les autres. Aïcha est rejetée par ses amis, par ses camarades, mais aussi par sa propre famille, simplement parce que sa mère a eu l'audace d'attendre un enfant - Aïcha - alors qu'elle était censée s'occuper toute sa vie de ses frères et soeurs. L'émotion est donc très vive à la lecture de ce roman : on passe de la colère à l'indignation, puis de la tristesse à, heureusement, un peu d'attendrissement (devant l'amour naissant entre AÏcha et son ami Koto). Un roman juste qui sent le vrai.
Par Isabelle Pandazopoulos, chez Gallimard, collection Scripto, 8 €.
Le jour où j'ai rencontré un ange
" Un roman chaleureux et drôle qui fait voir la vie comme un arc-en-ciel !" LIBRAIRIE PAYOT
Thomas a douze ans et vit seul avec son papa depuis la mort de sa mère. Tous deux étant peu loquaces et discrets, ils gardent leur douleur pour eux, en silence, et dans la monotonie rassurante du train-train quotidien. Un jour, la maison inhabitée d'à côté accueille de nouveaux voisins. Un couple et leur fille. Une fille de quinze ans, qui s'appelle Tilly, et qui est trisomique. D'abord gêné, embarrassé, Thomas se laisse vite séduire par les éclats de rire de Tilly, par son imagination et sa fraîcheur. Sans s'en rendre compte, la jeune fille va redonner le goût de vivre à Thomas et son père, et leur réapprendre à communiquer.
Ce roman court traite d'un sujet difficile, et réussit la prouesse de sonner juste. Les phrases sont sobres, elles vont droit au but, tout en dégageant une poésie délicate. Un livre qui laisse plein d'images dans la tête, une palette de couleurs vives et joyeuses, et une envie de manger des crêpes à la confiture de mûres.
Par Brigitte Minne, chez Alice jeunesse, collection Les Romans, 8,50 €.
Thomas a douze ans et vit seul avec son papa depuis la mort de sa mère. Tous deux étant peu loquaces et discrets, ils gardent leur douleur pour eux, en silence, et dans la monotonie rassurante du train-train quotidien. Un jour, la maison inhabitée d'à côté accueille de nouveaux voisins. Un couple et leur fille. Une fille de quinze ans, qui s'appelle Tilly, et qui est trisomique. D'abord gêné, embarrassé, Thomas se laisse vite séduire par les éclats de rire de Tilly, par son imagination et sa fraîcheur. Sans s'en rendre compte, la jeune fille va redonner le goût de vivre à Thomas et son père, et leur réapprendre à communiquer.
Ce roman court traite d'un sujet difficile, et réussit la prouesse de sonner juste. Les phrases sont sobres, elles vont droit au but, tout en dégageant une poésie délicate. Un livre qui laisse plein d'images dans la tête, une palette de couleurs vives et joyeuses, et une envie de manger des crêpes à la confiture de mûres.
Par Brigitte Minne, chez Alice jeunesse, collection Les Romans, 8,50 €.
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